Interruption du programme – Pause parisienne gastronomique : mon déjeuner au Pré Catelan
Alors oui, je sais, je vous ai abandonné à New- York, entre Penn Station et Philadelphie… et ce n’est pas bien. Surtout qu’il y a beaucoup à dire sur Phyllie et sur DC (Washington of course) qui a suivie.
Mais le temps me manque cruellement, ma vie parisienne engloutie toute mon énergie, mon travail m’épuise moralement et physiquement à tel point que le soir je ne suis bonne qu’à abrutir mon cerveau devant des programmes hautement intellectuels tels de grandes séries comme Hart of Dixie, GCB… ou, des grands documentaires d’intérêt hautement culturel à l’image de l’amour est dans le pré (flûte c’est fini !) ou Masterchef.
Masterchef, parlons-en (et là c’est la transition qui sort de derrière les fagots… gloups !) vous regardez ? Moi oui, même si la plupart du temps je trouve ça trop long, trop monté, trop cousu de fil blanc. Mais je regarde quand même car j’aime bien découvrir les épreuves et voir comment les candidats s’en sortent. Mais ce que je préfère, c’est quand les chefs du jury se prêtent au jeu de l’épreuve du jour et qu’ils nous montrent l’étendue de leur talent. Bref, vous ne voyez pas du tout où je veux en venir, moi non plus je me suis perdue dans mes transitions à la noix !
Reprenons. Dans le jury de Masterchef, il y a Frédéric Anton, chef du restaurant triplement étoilé le Pré Catelan, niché (presque caché) dans le bois de Boulogne. Certains d’entre vous savent qu’il m’arrive d’être d’humeur parieuse… mais rarement chanceuse quant à l’issue de mes paris ! Alors pour ne pas avoir la défaite mauvaise, je fais toujours en sorte de pouvoir profiter de l’enjeu de mes paris, maline la fille… souvent perdante, mais maline !
Donc, en février dernier je perdais un énième pari à cause d’une statuette dorée remise à LA à un film français en noir et blanc et muet… Avouez que sur le papier, ça paraissait hautement improbable non ?! The artist repartait des oscars avec le trophée du meilleur film – alors que moi j’ai dormi 20 bonnes minutes au cinéma, comprenez pourquoi je ne misais pas un copeck sur cette affaire – et me voilà donc dans l’obligation d’honorer mon pari : une invitation à déjeuner au Pré Catelan.
Bon, évidement, comme je suis une rapide : je perds en février, je passe à l’action en octobre… sans commentaire ! J’avais voulu réserver pour un déjeuner estival et dominical cet été, alors que je me morfondais d’impatience en attendant le grand départ pour les Etats-Unis, mais le restaurant était alors fermé le dimanche, donc le projet avait capoté.
Ou plutôt était remis à plus tard… jusqu’à dimanche dernier (il y a une semaine tout juste donc) où j’ai envoyé un mail pour réserver pour le samedi suivant. Dès le lundi matin, j’avais une réponse favorable, me demandant quand même de confirmer ma table la veille du déjeuner. Ce que j’ai fait finalement l’avant-veille par téléphone, puisque le restaurant m’appelait me demandant si notre déjeuner était toujours d’actualité !
Je veux mon neveu… ça fait 5 jours que l’homme impatient d’avoir l’objet de sa victoire, consulte la carte et rêve déjà des mets qui nous seront servis.
Le jour J, nous voilà pomponnés et apprêtés, en route pour le bois de Boulogne, l’estomac et les papilles prêts à être émerveillés.
Et émerveillement, il y a eu.
Nous avons opté pour le menu déjeuner donc (objet du pari) servi avec les vins au verre assortis par le sommelier. Une très bonne option que ce soit pour le portefeuille, pour le goût… mais pas pour l’alcootest !Je reviendrai sur ce point plus tard ! Nous avions donc le choix entre deux entrées, deux plats et deux desserts.
Nous avons opté unanimement pour le Foie Gras de Canard au porto blanc et épices, crème de foie gras et navet en entrée, la Saint Jacques cuit au plat, jus de pomme à cidre, noix écrasées et torréfiées, poêlée zeste de citron vert et caviar de France pour ma part en plat, la déclinaison de cochon, joue caramélisée au four, filet mignon à la forestière et terrine en gelée et ses lentilles pour Monsieur.
Suivaient ensuite les Fromages affinées à choisir sur un plateau dont l’odeur était aussi appétissante que son contenu. A tel point qu'on ne sait que choisir... heureusement le serveur est de bon conseil et nous aide à faire une assiette cohérente et délicieuse.
Côté sucré pour finir, l’homme ne résistait pas à l’appel de sa pâtisserie préférée : le Paris Brest, compotée de figues, crème légère pralinée et moi je craquais littéralement pour la Poire comme une belle Hélène soit une mousse de poire et un sorbet à la poire emballés dans une boule de chocolat noir qui fond sous mes yeux tandis que la serveuse fait couler délicatement dessus une sauce au chocolat chaud... ouaouh !
Nous avions aussi compris dans le menu le Café et mignardises, accompagné d’une madeleine à pistache et sa sauce chocolat éclat de noisette.
Ah, j’oubliais que pour commencer le repas, on nous avait servi un amuse- bouche : artichaut fris et sa sauce tomatée et une mise en bouche : crème d’oignons et émulsion de châtaignes… deux préambules qui donnaient le ton au repas qui suivait… A se damner !
Autant vous le dire tout de suite, tout était à tomber par terre ! Même le kir bu en apéritif qui doit être le meilleur que j’ai bu de toute ma vie !
En parlant du kir, petite parenthèse alcoolisée ! Comme je l’écrivais plus haut, nous avions pris l’option vin au verre, pour accompagner notre menu . On nous a donc servi un Coteau du layon avec le foie gras, un Côte de Beaune avec la Saint Jacques, un Corbières avec le cochon, et un Gevrey-Chambertin avec le fromage. 3 verres de vin plus un kir, c’est déjà bien… Sauf qu’en fait ce n’était pas trois verres mais bien plus puisque dès que nous avions vidé la moitié de notre verre, la jeune serveuse remplissait à nouveau le godet ! Le Trois étoiles plus fort que le refil de coca des Etats-Unis !!! Quand celle-ci nous demande si l’on a besoin d’un taxi pour rentrer, j’ai envie de lui répondre « plutôt un chauffeur » vu que notre carrosse attend sur le parking mais que notre alcoolémie doit dépasser la norme autorisée ! Bref, le vin au verre, une très belle affaire puisque les vins étaient parfaitement assortis aux mets.
En parlant quantité, y avait pas que dans les vins que le Pré Catelan faisait preuve de générosité ! Quitte à tordre le cou aux idées reçues sur le fait que quand la cuisine est gastronomique est servi en quantité dérisoire, j’ai trouvé que nos assiettes étaient vraiment bien garnis. Un morceau de foie gras loin d’être ridicule en entrée – je n’aurai pas été choqué d’en avoir moins – pas moins de quatre Saint Jacques pour mon plat (un plat servi en trois assiettes, c’est pour dire), un dessert copieux où je regrette encore que l’appétit me manque pour le finir. D’ailleurs, on ne touchera pas aux alléchantes mignardises servies avec le café, mais on demandera à les emporter. On repart donc avec notre boite souvenir, pour prolonger le plaisir, le soir venu, alors que la nuit est tombée mais que nous n’avons pas faim, repu de notre déjeuner.
Avec une infusion, lovée dans le canapé, j’ouvre le joli doggy-bag et nous apprécions nos quatre bouchées sucrées avec un plaisir non dissimulée. On repense aux saveurs parfaitement accordées, au ballet des serveurs présents mais pas trop, classes mais pas guindés, conviviaux et prévenants juste ce qu’il fallait.
Une fois la petite boite gourmande vidée, il nous reste les souvenir indélébile, d’un déjeuner qui méritait largement ses trois étoiles et auquel je décernerai les yeux fermés un oscar… si vous voyez ce que je veux dire !
Vous pouvez voir l'ensemble des plats dans l'album photo consacrée à ce déjeuner : http://sarinou.canalblog.com/albums/dejeuner_au_pre_catelan___octobre_2012/index.html
Canada & East Coast trip 2012 : La parenthèse New-yorkaise…
Quand on a organisé notre voyage, on a toujours imaginé que notre séjour à New-York serait notre pause, l’endroit où on se poserait. Cette idée – qui me paraît bien saugrenue a posteriori ! – venait du fait que New-York était censée être notre « pause découverte » étant donné que nous avions récemment exploré la ville, 18 mois plus tôt. Et puis aussi, parce que c’était l’endroit où l’on restait le plus longtemps.
Lors de ce qui était mon premier séjour New-Yorkais, en mars 2011, je suis tombée amoureuse de cette ville. Ce coup de foudre a même été le point de départ de tout ce voyage estival… C’est en rentrant que nous avons commencé à imaginer ce voyage, le parcours, le tout tournant toujours autour de la Grosse Pomme, comme si tout cela n’était qu’un gros prétexte pour y retourner !
Et puis tout cela a pris forme, l’envie de découvrir toutes ces nouvelles villes, ces nouveaux endroits augmentaient de plus en plus et finalement mes retrouvailles avec New-York, ma ville d’amour, auraient pu être anecdotiques. Une ville parmi les autres villes américaines et canadiennes… Sauf que c’est New-York ! Et que dans cette ville trépidante ne cesse de vous surprendre ! Non seulement mes retrouvailles ont été à la hauteur de mes attentes – ça fait 18 mois que je soupire d’envie à chaque fois que j’aperçois l’ombre d’une image, photo, allusion à New-York – mais même au-delà.
Pourquoi ? Je ne saurai pas vraiment l’expliquer, même avec du recul, quasiment 3 semaines après. Peut-être parce que nous n’avons finalement cessé de découvrir des parties de la ville que nous n’avions eu le temps d’arpenter lors du premier séjour – Brooklyn, Coney Island, Harlem, Columbia Univesity… - peut-être aussi parce que ça n’était pas la même saison – entre mars et septembre les conditions météos sont très différentes, et nous avons eu la chance d’avoir 5 jours de beau temps sur 6 – peut-être aussi parce que nous avons pu voir Manhattan sous des angles très différents en embarquant à bord d’un bateau pour une croisière vraiment formidable autour de l’île ensoleillée, en remontant en bus toute une partie du nord de Manhattan, toujours, du MET au Cloisters – l’annexe du musée – au-delà de Washington bridge, traversant l’upper east side puis Harlem et enfin, le point d’orgue, le survol en hélicoptère – un baptême pour moi ! – qui permet de voir ce que l’on ne peut pas sur terre : la vue de Manhattan depuis le Nord de Central Parc. Epoustouflant !
On a fait tellement de choses pendant ce qui était supposé être notre pause ! C’est dingue quand j’y repense !
Munis de nos métrocard nous permettant de nous déplacer en transport en commun de façon illimitée, on n’a pas arrêté de marcher, ne prêtant pas attention aux courbatures qui tiraillaient nos mollets et autres maux de pieds. New-York était devant nous, la ville nous portait…
On a eu aussi beaucoup de plaisirs à retrouver les endroits que l’on avait connus en mars… le MET, toujours lui, vide de visiteurs ou presque en ce dimanche matin, avec ces milliers d’œuvres et chefs d’œuvres exposés juste pour nous…
Le MOMA et son jardin extérieur au milieu des buildings, ouvert cette fois-ci, la vue du Top of the Rock de nuit, celle du sommet de l’Empire State Building de jour et le pont de Brooklyn au coucher du soleil…
Parce que c’est à ce moment-là que la magie de New-York opère réellement : quand le soleil se couche derrière dame liberty et que les lumières de la ville qui ne dort jamais s’allument peu à peu…
Nous étions à New-York pour le 11 septembre – j’aurai l’occasion de vous en reparler – la Freedom Tower et l’Empire State étaient éclairés aux couleurs de la patrie pour l’occasion donnant à la ville encore plus de luminosité et nous permettant de faire des photos sublimes !
C’est avec une d’entre elle que vous quitte aujourd’hui… vous l’aurez compris pas d’abécédaire pour vous compter mes impressions newyorkaise – j’aurai pu vous faire le coup du Wahou et du Yeah mais non – parce que New-York est unique… et que notre séjour là-bas était tout simplement impossible à résumer en 6 lettres et un trait d’union. Mais, cher s lecteurs, vous n’avez pas fini d’entendre parler de la Grosse Pomme ici même ! Il faudra d’abord que je vous raconte Philadelphie et Washington, mais cela c’est une autre histoire !
A suivre…
Canada & East coast trip 2012 : Boston
Dans le bus qui nous mène jusqu’à Boston, on apprend d’un passager qu’on ne dit pas Bôston mais « Boaston »… toujours est-il que Boston, qu’on le prononce bien ou mal est une ville très accueillante et agréable où l’on s’est très vite sentie chez nous !
Boston, en quelques lettres donc, vous avez l’habitude maintenant non ?!
B pour Beacon Hill
Beacon Hill c’est le quartier le plus « charmant » de Boston. Des briques rouges partout, des rues et ruelles fleuries, des petits jardins, des oiseaux qui chantent … un petit village dans la ville en quelque sorte. On a vraiment passé un bon moment à flâner sur cette colline, à arpenter les rues en admirant les devantures des maisons et les curiosités du quartier comme ces maisons aux fenêtres violettes ou vitrages rosées…
C’était pourtant sous la pluie – on n’a pas été hyper vernis question météo à Boston, mais bon, quelques gouttes ne nous arrêtent pas ! – ce qui aurait pu gâcher le tableau parfait de cette colline so charming mais pas du tout ! La pluie avait probablement orientée les touristes vers des activités plus couvertes car du coup nous étions seuls à arpenter les rues ce qui donnaient un caractère encore plus délicieux à la ballade…
Pour la lettre B, j’avais un peu l’embarras du choix, ça aurait aussi pu être Beacon Street, la rue où nous logions ou Back Bay, notre quartier. Situé en face du pont reliant Boston à Cambridge (et ses mythiques sites estudiantins : Harvard et le M.I.T) nous habitions dans une maison typique, une Brownstone comme ils disent ! Bon, on n’avait pas la maison pour nous, juste une chambrette de plus de 30m2 (estimation faite à la longueur de jambe de l’homme…) comprenant une kitchenette. Plutôt un studio donc qu’une chambre d’hôtel classique qui tombait à pic à ce moment-là de notre séjour où nous étions parfois fatigué de sortir diner le soir. A Boston, on était comme chez nous, alors on a pris nos marques dans le quartier et le soir pour diner, on passait commande à l’indien ou au chinois du coin et on dégustait leur mets sur notre canapé ! Beacon street, Back Bay, c’était vraiment chez nous !
O comme Outbound !
What ? Qu’est ce que je veux bien pouvoir dire par là ! En fait, c’est un prétexte pour vous parler du métro Bostonnais. A peine arrivés dans la ville, notre première action a été d’acheter deux « Charlie card » pour la semaine - bon on restait que 4 jours mais le tarif était plus intéressant que le pass journalier et puis comme ça on était tranquille - nous permettant de voyager de façon illimitée dans le réseau de transports en commun bostonnais. Avec Charlie donc – les tickets de transports s’appellent donc tous Charlie, ça change des tokens ! – on a pu voyager un peu partout. En bus pour aller à Cambridge, comme nos voisins étudiants, en ferry entre le quartier de Charlestown (le quartier du film The Town, pour les cinéphiles) et le front de mer de Boston, et principalement en métro.
Ce qu’il faut savoir du métro à Boston, c’est qu’il fait une chaleur caniculaire dans les stations et que les trains sont eux climatisés et sont donc des frigos ! A Boston, quand tu rentres dans la station de métro tu sors ta Charlie card et tu te dessapes le plus possible – dans la limite de la décence bien entendu – quand tu rentres dans le métro tu enfiles un pull – et quand tu arrives à destination tu fonces dehors pour y retrouver un air respirable.
Bon, c’est bien beau tout cela, mais pourquoi Outbound ? Parce que dans les stations de métro, pour savoir sur quel quai se trouve le métro qui va dans la direction que vous souhaitez, vous vous repérez grâce à deux mots : Inbound ou Outbound. Soit tu vas vers le centre de la ville et c’est donc inbound, soit tu vas vers l’extérieur et c’est donc Outbound.
Dans le métro bostonnais on ne s’est pas perdu, on s’est plutôt bien repéré… Comme chez nous en somme !
S comme Students !
Non, je n’ai pas définitivement décidé de ne vous parler qu’anglais, mais je ne pouvais pas écrire sur Boston sans parler des étudiants qui sont pour moi, l’âme de la ville, qui lui donne son dynamisme et sa jeunesse. Et comme il n’y a pas de E à Boston, je suis bien obligée de tricher un peu.
Donc, les étudiants et Boston. Comment vous dire ? Que ce soit dans les transports en commun, dans les parcs ou dans les rues, à Boston on prend un coup de vieux ! Et oui, on se rend vite compte qu’autour de nous, en masse, il y a des jeunes. Des jeunes qui étudient et qui courent ! A parce que à Boston, le jogging, c’est une religion, un truc de malade… mais j’aurai l’occasion d’y revenir.
Des étudiants donc, y en a partout. Pas étonnant puisqu’à un pont de la ville, il y a Cambridge donc et ses campus : le MIT et Harvard. On a passé une grande matinée à déambuler dans Harvard alors que c’était la rentrée universitaire. On avait envie de rentrer dans tous les bâtiments pour assister à un cours, se fondre dans les groupes de jeunes et revivre nos années étudiantes… Mais on a respecté les règles des lieux et pas dépasser les limites indiquées par les panneaux stipulant que pour entrer dans tel et tel endroit un Harvard ID – carte d’étudiant d’Harvard – était nécessaire.
Un peu frustrant ? En fait, non. Rien qu’en se baladant dans les allées on apprécie l’humeur du campus… Et il suffit de se poser quelques minutes sur un banc ou sur des marches et laisser ses oreilles trainer pour avoir l’impression de faire partie de Harvard, comme quand cet étudiant rencontre un de ses anciens professeurs et qu’il le présente à ses parents venus voir comment fiston était installé pour sa nouvelle année…
T comme The islands !
Alors ça, je les avais repérées depuis longtemps dans les guides ces fameuses îles aux larges de Boston, qui sont transformées en parc et qui ont des plages. Des lignes de bateaux assuraient la liaison entre Boston et deux de ces îles jusqu’en octobre et la météo nous annonçait une belle journée… Ni une, ni deux, nous voilà à 9h30 sur le waterfront prêt à embarquer.
Renseignement pris avant sur le net, nous voyons que sur les deux îles que nous comptons explorer il y a des snacks, donc on part la fleur au fusil, avec serviettes, maillots, crème solaire et bouteille d’eau. Sauf que sur le port, en attendant le bateau, le ciel parait bien gris… Pas grave, si on ne peut pas se baigner on se baladera – on marche toujours 10 à 12 km par jour en moyenne depuis qu’on est piéton, c’est-à-dire depuis Toronto ! – sur les sentiers de randonnées des îles.
Première île, le soleil pointe son nez… On part explorer l’ancien fort militaire de George Island donc. Hyper marrant : on est tout seul alors qu’on était au moins une vingtaine à débarquer du bateau ! On se demande bien où est passé le reste du groupe de touristes qu’on a bien vu se rapprocher d’un « vieux ranger » en descendant du bateau. Toujours est-il qu’on est tous seul dans le fort, à jouer au petit soldat ou presque et à bien rigoler.
En retournant vers le quai, on remarque que le snack est fermé, mais l’île est vraiment toute petite donc on se dit que c’est normal, vu qu’on est plus en pleine saison. En attendant le bateau, on aperçoit nos compagnons de l’aller, qui font donc bien une visite guidée… ouf, on commençait à se demander s’ils n’avaient pas été enlevés pour vivre je ne sais quelle expérimentation dans une autre dimension – Vous pensez qu’on regarde trop les séries télés… Moi aussi !
Le bateau pour Spectacle Island arrive… il est quasi 11H30 et on a faim ! On débarque donc sur la seconde île plein d’espoir sur le casse-croûte qu’on pourra y trouver… sauf que là aussi c’est fermé ! Euh… il est à quelle heure le prochain bateau pour Boston ? Parce que là, il fait carrément moche – le soleil a disparu – la plage est pas follement inspirante, on a trop faim pour partir en rando et on n’a pas un radis à se mettre sous la dent ?! 12h20… OUF ! On ne mourra pas ici !
Bon, au-delà de l’anecdote, les îles de Boston, ça doit être drôlement sympa en saison (entre juin et labor day – soit le premier lundi de septembre) et quand il fait beau. Là j’avoue, on est plutôt passé à côté, mais comme je dis souvent, ce n’est pas grave, ça fait des souvenirs !
O comme On a couru au bord la Charles River et c’était drôlement chouette !
Oui, je sais, je triche un peu pour ce deuxième O, mais vous en connaissez beaucoup vous des mots qui débutent par O ?!
Prétexte donc à vous parler du jogging à Boston, mais il y a quand même du vrai dans cela ! On a vraiment fait un footing – bon miniature le footing, on était courbaturé jusqu’à plus soif de nos longues marches quotidiennes et il était l’heure de manger… - comme tous les bostonnais, le long donc de la Charles River. Du pont de Cambridge jusqu’au Longfellow Bridge, aller-retour – en vrai on a marché au retour, mais y a personne qui peut vérifier ! – on a couru. Et on n’était pas tout seul, car les bostonnais ne rigolent pas du tout avec le jogging. C’est simple, une personne sur deux que vous croisez dans la rue ne marche pas mais fait son jogging. Et à partir de 18h, tout le monde court, va courir ou a couru. Hallucinant !
Alors on a voulu savoir après quoi couraient les bostonnais en faisant comme eux. En enfilant, lors de notre dernière soirée, un short et des baskets et en filant à petite foulée vers la promenade aménagée le long de la rivière pour ses habitants sportifs.
On n’a pas découvert après quoi ils couraient tous ces gens – jeunes, familles – les mamans courent en poussant leurs bambins dans leurs poussettes devant eux, crazy ?! – en couple ou entre amis, mais on a compris pourquoi ils le faisaient. Y a pas à dire, c’est hyper motivant de courir et d’avoir autour de soi pleins de gens qui courent aussi… Le footing à Boston une religion dont je deviendrai bien adepte !
N comme Nos petons sur la freedom trail !
A Boston, y a pas à dire, ils ont super bien fait les choses pour faciliter la vie du touriste sous la pluie qui n’a pas assez de mains disponibles pour un plan entre son appareil photo et son pépin ! Ils ont pensé à tout en créant un chemin rouge identifié comme tel au sol - soit par des briques plus foncés soit par une ligne rouge peinte - qui relie les principaux sites historiques de la ville, que l’on peut choisir de visiter ou non. Ça s’appelle la « freedom trail » et c’est vachement chouette !
On part du Boston Common – un grand parc, écrin de verdure dans la ville – et on va jusqu’à Bunker Hill à Charlestown, et on rentre en ferry après avoir admiré l’USS constitution !
Au passage on traverse des vieux cimetières aux charmes désuets et aux résidents célèbres – comme les parents de Benjamin Franklin ou Paul Révère, le héros historique de la ville, des églises, des vieux bâtiments… le tout en brique rouge de préférence tout en gardant ses petits petons bien arrimés à la ligne rouge qui nous guide aveuglément à travers les quartiers et les sites bostonnais. On traverse ainsi le quartier italien, Charlestown, Fanheuil hall – devant lequel se déroule une cérémonie de remise de médailles à des policiers au garde à vous, même sous les trombes d’eaux qui tombent tout à coup ! Découvrir l’histoire de la ville grâce à la Freedom trail a vraiment été un plaisir et cette ligne rouge, c’est vraiment l’idée du siècle !
On a eu du mal à quitter Boston… On avait presque eu le temps d’y prendre nos habitudes ou on aurait aimé en prendre. On a aimé se faire surprendre par des lieux inattendus comme le patio extérieur de la Public Library, dans laquelle on est rentrée un peu par hasard et qui nous a absolument comblée. J’aurai aimé trainer mes guêtres sur les bancs de Harvard pour quelques mois, peut être une année… mais il a bien fallu partir le moment venu ! Ce qui nous consolait, c’est que nous quittions Boston pour New-York pour des retrouvailles avec la grosse pomme tant attendue depuis 18 mois, mais cela c’est une autre histoire !
A suivre…
Canada & east coast trip 2012 : Niagara falls, ma journée sac à dos !
On aurait pu aller directement de Montréal à New York par le train ou par le bus… mais quand nous avons organisé notre voyage, il nous est apparu comme une évidence que quitte à être au Canada, autant ne pas se limiter au Québec et faire un stop en Ontario pour découvrir les chutes du Niagara et Toronto. Bien nous en a pris pour cette dernière, puisque nous avons beaucoup aimé notre séjour dans la capitale ontarienne ! Après la ville, les chutes donc… une autre histoire !
Notre journée à Niagara falls, c’est un peu l’épine dans le pied qu’on se traine depuis le début des préparatifs du voyage ! Pas de service d’enregistrement des bagages dans le train qui doit nous emmener de Toronto à Niagara alors que nos sacs dépassent largement les dimensions autorisées, pas de consignes à la gare de Niagara pour y stocker nos sacs, que peu d’informations disponibles sur si nous aurons des places dans le bus qui doit nous emmener de Niagara à Buffalo pour ensuite prendre le bus pour Boston… Bref, c’est bien du tracas tout cela !
Mais bon, les éventuelles difficultés se sont effacées au fur et à mesure que la fameuse journée à Niagara Falls approchait ! D’abord, dans le train entre Montréal et Toronto, Mauricio notre gentil chef de cabine nous dit que nos sacs pourront voyager sans problème avec nous dans le train entre Toronto et Niagara…
Ensuite, on trouve une gentille auberge de jeunesse qui est à quelques mètres de la gare et qui accepte de stocker nos sacs contre quelques dollars pour la journée. En plus de « consigne » l’auberge nous laisse accéder à ses installations : douche, wifi, salles communes…
Alors c’est parti pour la plus longue journée du voyage : arrivée à Niagara à 10H30, on en repartira à 00 :30 ! Une journée où nous n’avons pas de « maison » donc, même si l’auberge HI-Niagara Falls nous servira finalement de point de chute – une auberge de jeunesse, pour moi c’est une première ! – pendant cette très longue journée !
Alors comment allons-nous occuper nos 14h sur place : d’abord en scrutant les chutes américaines et canadiennes en long, en large et en travers…
De jour, puis de nuit.
En nous faisant mouiller par les embruns de l’eau des cascades aussi, en embarquant pour la ballade à bord du « Maid of the mist » petit bateau bourré de touristes qui s’approche au plus près des chutes !
En prenant une longue pause déjeuner gourmande au restaurant Fallsiew - comprenez avec vue panoramique sur les chutes – tout en haut de l’Embassy suites, dans le restaurant The Keg, un grill chic !
En siestant et lisant sur les nombreuses pelouses bordant la route des chutes…
En mangeant des glaces…
En pestant contre le tarif prohibitif des bus qui circulent toute la journée sur le site et qui nous permettraient d’économiser nos mollets : 11,30 dollars par personne pour 24h. Un peu trop cher pour faire 3 trajets de bus, c’est pire que les tokens torontais et impossible d’acheter des tickets à l’unité !
En prenant un bain de foule et d’horreur dans Cliffton Hill, alias « jungle street » pour moi : une rue dans laquelle la foule se presse dans les boutiques, restos, fast food, cinés et autres maisons de l’horreur. C’est un mix entre la côte d’azur – on y vient pour frimer, se faire voir et être vu – disneyland - tout est en carton pâte - et le Mont Saint Michel au mois de juillet - difficile de se frayer un chemin ! Bref, en grimpant la rue, on oublierait presque que quelques mètres plus bas on a un site naturel des plus magnifiques, juste à nos pieds !
Car pour être belle les chutes, elles le sont ! Majestueuses ses tonnes d’eau qui déferlent sur les rochers côté chutes américaines qui dégagent quelque chose de sauvage et incontrôlable assez fascinant !
Impressionnantes et époustouflantes côté canadien, là où les chutes forment un fer à cheval et où l’eau tombe avec tellement de force qu’une brume s’en détache quasiment sans cesse.
Magnifique spectacle aussi que ses trombes d’eaux éclairées en rouge, rose, violet, jaune, vert ou bleu, une fois la nuit tombée…
Magnifique site naturel donc… dommage qu’il soit entouré d’une usine à touriste aussi moche ! Mais cela fait aussi partit de l’aventure !
Alors le bilan de cette journée sac à dos ?!
D’abord un énorme bon point pour l’auberge de jeunesse à l’équipe d’accueil sympathique, aux douches propres et salvatrices après une journée au soleil, et au feu du soir, sur la terrasse où nous passerons les derniers moments avant de prendre le bus pour quitter le site.
Deuxièmement : 14h c’est long ! Heureusement que pour nous occuper nous avons nos pieds ! Les chutes et l’auberge sont séparées de 3km. 3km à pied ça occupe, dans un sens, dans l’autre, deux fois dans la journée… à moi les mollets fuselés !
Troisièmement : je ferai pas ça tous les jours, car après 14h sur le site, on enchainait avec 13h de bus pour rejoindre Boston, soir une journée de plus de 27h (car on est en fait partit de notre chambre d’hôtel de Toronto aux alentours de 7h) sans un oreiller douillet et un matelas confortable… c’est fatiguant !
On pensait arriver mort de fatigue à Boston et incapable de profiter de la ville avant 24h, mais l’adrénaline du voyage en bus – on a bien eu une place dans le bus de minuit 30 qui allait à Buffalo, plus d’angoisse que de mal - et l’excitation de découvrir une nouvelle ville américaine a eu raison de notre fatigue, mais cela c’est une autre histoire !
A suivre…
Canada & East coast trip 2012 : Toronto
Je vous ai quitté au Québec, nous voici en Ontario après quelques heures de trains qui passent bien vite grâce au wifi, entre autre, disponible gratuitement tout le long du trajet ! Du wifi dans le train, une nouveauté pour nous français pourtant si fier de notre TGV (qui peut donc aller se rhabiller !).
Ontario, terre anglophone pour la première fois du séjour et pour le reste des vacances d’ailleurs. Toronto, métropole que je pourrai définir comme à mi-chemin entre Montréal et New-York, mais ce serait un peu court, et surtout très réducteur, car Toronto, sous le soleil a bien des choses à offrir…
Toronto !
T comme Tower
Symbole de Toronto la CN Tower se démarque dans le ciel bleu que nous aurons pendant nos 36h dans la ville. Elle est haute de plus de 533 mètres, donc impossible de la manquer ! Evidemment nous savions en arrivant que nous irions à son sommet, enfin presque puisque les visiteurs ne peuvent en fait accéder qu’à 2 plateformes : la première à 351 mètres et la seconde à 447. La première me suffirait bien, mais mon compagnon de route me convainc de prendre des billets incluant l’accès au Skypod, la plus petite plateforme d’observation à 447 mètres donc . Après le guichet, l’ascenseur. On est que tous les 2 à faire l’ascension, c’est rigolo !
On décide d’aller en premier au plus haut donc 2d ascenseur pour le ciel ! On sort de la cabine et là force est de constater que ça en jette sévère ! En plus y a pas foule à cette étage donc on peut profiter dans le calme et en prenant notre temps de la ville qui s’étend à nos pieds ! Assez intense…
La plateforme est entièrement couverte, du coup je ne ressens pas le vertige comme cela peut m’arriver à des hauteurs beaucoup plus raisonnable que celle-ci, je vous rappelle que le vrai sol est 447 mètres sous mes pieds !!!
Au premier étage, c’est une autre histoire, beaucoup de monde et d’agitation autour du « plancher de verre », qui si vous voulez mon avis est un peu le truc « survendu » de la CN tower, à tel point que je suis passée devant sans le voir et ce n’est qu’après avoir fait trois fois le tour de l’étage que j’ai compris que le plancher de verre était en fait les 4 pauv carreaux sur lesquels les gens prenaient des pauses incongrues devant les objectifs… Bon !
La plateforme d’observation du 1er étage a une partie découverte et là je peux vous dire que je fais moins la fière que 100 mètres plus haut. D’abord parce que y a du vent, et parce qu’au grand air je prends soudain conscience du vide probablement !
La CN tower est la tour officielle du Canada et l’emblème de Toronto et on comprend pourquoi ! Le panorama qu’elle offre est vraiment exceptionnel et permet de découvrir la ville de haut, de très haut… oh, oh, oh !
O comme Orientation
Une des choses que j’ai trouvé le plus agréable à Toronto, c’est qu’il est très facile de s’y repérer, du moins dans le centre ville. En effet, la ville est organisé autour de grandes artères qui partent du lac Ontario et remontent (ça a peut-être l’air plat en apparence, mais détrompez-vous, c’est un faux plat permanent et mes mollets s’en souviennent !) vers l’intérieur des terres. Ses grandes artères sont coupés par des non moins grandes rues, parallèles au lac cette fois-ci.
Du coup il suffit de retenir le nom de 6/7 rues et vous avez l’impression de connaître la ville comme votre poche. Sensation agréable de se sentir en terre connue alors que ça ne fait que quelques heures que l’on est là et qu’on a quasiment pas besoin de sortir le plan pour se déplacer !
R comme Rue la plus longue du monde
Suite logique à l’orientation , je ne peux pas m’empêcher de vous parler de Younge Street, qui serait la rue la plus longue du monde ! Je vous rassure, nous ne l’avons pas faite de bout en bout – je ne sais pas si c’est humainement possible – mais par contre nous l’avons arpenté un certain nombre de fois, puisque que notre hôtel était situé sur une rue qui croisait Younge street et que cette fameuse rue descendait jusqu’au lac et le centre de la ville. De notre hôtel au front de lac : 3km aller ! Le premier jour, après nos 5h et quelques de train nous voilà parti dans une chaleur torride sur Younge street, destination de bord du lac où l’on peut se promener paisiblement et où il y a un peu plus d’air qu’en pleine ville. Sympathique, surtout que dans ce sens là, ça descends. Au retour, alors qu’on est un peu plus fourbue, ça monte… C’est un faux plat, vous vous souvenez… Aie aie aie les mollets !
Beaucoup d’agitation sur Younge street de prime abord : magasins en tous genres, restos, café, fast food… du monde aussi + de la circulation automobile ! Mais les trottoirs sont larges et il n’est pas désagréable de s’y promener. Et si vous voulez un peu de quiètude, suffit de prendre une rue perpendiculaire pour retrouver un peu de calme…
O comme Ontario
Le lac bien sur ! Petite pépite de la ville. Le gros atouts de Toronto pour moi c’est son lac. Nous en avons profité un maximum en nous promenant sur le « waterfront » mais aussi en embarquant , comme des milliers de Torontais, sur le ferry, le samedi midi pour aller passer l’après-midi sur les iles qui font face à la ville. Ces îles un trésor ! Mais d’abord, faut que je vous dise, que le ferry en lui-même c’est une expérience !
Nous arrivons sur le port pour prendre le ferry vers 12h30 et là, une foule immense se presse devant les guichets pour acheter le sésame pour embarquer à bord. Une foule dense et chargée ! Quand les Torontais vont pique-niquer ils déménagent : glacières énormes, vélos, chariottes pour trimbaler leur progéniture… ils voyagent pas léger ! Je vois même une famille trimballer au-dessus de son énorme glacière une énorme marmite ! Je me demande bien comment tout ce beau monde et ses accessoires va pouvoir entrer dans le ferry et je me dis qu’il va falloir que l’on patiente beaucoup plus que ce qu’on pensait pour pouvoir grimper à bord d’un des trois bateaux desservant l’ensemble des 17 îles, mais en fait en à peine une petite demi-heure nous avons nos tickets en poche et sommes sur le bateau pour l’île central !
Tandis que le bateau quitte le port de Toronto, on comprends immédiatement que nous avons bien fait de choisir de passer l’après-midi sur les îles plutôt qu’en ville : la vue sur Toronto est fantastique.
Les îles sont formidables également : c’est en fait un parc géant ! Arbres, plages, aires de pique-nique avec barbecue, petit parc d’attraction, location de canoë, de vélo, de Rosalie… tout y est fait pour profiter un maximum du grand air !
Nous commençons par luncher sur Olympic Island, avec en face de nous la skyline de Toronto qui se démarque dans le ciel azuréen : souvenir impérissable !
Nous nous promenons ensuite sur les pelouses puis au bord des plages, pour finalement élire domicile sur l’une d’elles pour une petite baignade, certes fraîche, mais des plus agréable dans le lac !
Au final nous passerons plusieurs heures sur les iles avant de prendre le ferry du retour … une des meilleures après-midi de notre voyage depuis qu’il a commencé !
N comme Not finish
Un truc qui m’a marqué à Toronto c’est le nombre de chantiers en cours, et cela même en plein cœur du centre-ville ! Hallucinant, tous ses travaux, comme si la ville n’en finissait pas d’évoluer, de se transformer de grandir en hauteur. Peut-être que cela est du au fait que ce soit l’été – j’imagine que les chantiers sont plus compliqués l’hiver, sous la neige et dans le froid ! – mais c’est quand même un peu dingue toutes ces nouvelles constructions. Pour vous donner une idée, c’est comme si les immeubles poussaient comme des champignons rue de Rivoli à Paris, surprenant non ?!
T comme Token
Token ? Kescequec’est ?Alors les tokens, se sont les tout petits jetons qui font office de tickets de métro à Toronto. Ce qu’il faut savoir des tokens, c’est qu’ils sont petits mais précieux : les transports en commun sont cher : 3 dollars le trajet à l’unité, 2,60 si vous les avez acheté par 7 ! Marie qui vit à Toronto et qui a un blog formidable : From the sun with love m’avait prévenue et nous n’étions donc pas surpris ! Arrivés à la gare de Toronto, situé à 3 km de notre hôtel, nous achetons 7 tokens donc – mais au fait pourquoi 7 ?! – et nous voilà parti dans le métro. Plutôt bien le métro d’ailleurs.
Nous avons 7 tokens pour 36h et pas l’intention d’en acheter d’autres, c’est une budget ces piécettes ! Donc nous nous disons : 2 tokens pour le trajet gare/ hôtel, deux pour le sens inverse dans 36h, restent 3 tokens à utiliser judicieusement ! On se dit qu’après une bonne journée de vadrouille à travers la ville et les iles, nos gambettes apprécieront de se faire transporter jusqu’à notre hôtel… Donc 2 tokens pour le samedi fin d’après-midi ! Reste 1 qu’on n’utilisera qu’en cas de force majeur car il faudra alors en acheter un autre plein pot !
Sauf que les tokens sont tellement petits et que depuis 10 jours de voyage j’ai un peu perdu l’habitude des transports en commun, que… le matin en partant pour notre journée d’exploration de Toronto, j’ai oublié les tokens à l’hôtel ! Oups ! Pas grave, on décide de s’en servir le soir pour explorer d’autres quartiers de la ville et économiser un peu nos jambes.
Là où la surprise a été assez mauvaise, c’est le dimanche matin, quand à l’aube – enfin 7h30 du matin, donc une aube toute relative – nous arrivons, tokens dans une main et sacs de voyage dans l’autre, devant la porte du métro pour rejoindre Union Station et prendre le train pour Niagara Falls et que nous trouvons portes closes ! Einh, quoi ? Nous sommes quelques instants interloqués puis je vois le petit écriteau sur la porte : Dimanche, 1er train : 9h04… Ah oui d’accord, à cette heure là on devrait être dans un train pour Niagara m’sieur le métro de Toronto ! WTF ?!
J’imagine 5 secondes que nous allons faire les 3km qui nous séparent de la gare en courant et en trainant nos énormes sacs de voyage puis j’aperçois un taxi et là mon bras se lève tout seul ! 10 minutes et 10 dollars plus tard, on est à la gare… Avec 3 tokens dans la poche ! Pfff, 1er métro à 9h le dimanche, Toronto, c’est vraiment pas sérieux !
O comme On mange quoi ?
Bon et en Ontario, on mange quoi ? Un peu n’importe quoi en fait ! Métropole multiculturelle, on trouve toutes les cuisines à Toronto. Ce fut chinois, dans un hôtel chic – on a bien cru qu’on trouverait jamais le resto car le petit futé – qui est le pire guide de voyage que je connaisse et n’a de futé que le nom – avait omis d’indiqué que le restaurant se trouvait au 2d étage de l’hôtel et nous avons parcouru la rue plusieurs fois avant d’avoir l’idée de pousser la porte du lobby du Métropolitan hôtel et d’y trouver le graal – ce fut aussi mexicain sur Younge street.
Ce fut aussi un pique-nique des plus savoureux grâce à quelques emplettes à Saint Lawrence Market : un marché où l’on trouve des produits frais par milliers ! Poissonnerie, boucherie, boulangerie, fromagerie, traiteurs… Nous repartons avec du pain, du fromage des olives, des antipastis qui feront office de déjeuner estival et frais des plus parfaits !
On mange aussi des hot-dog en guise de goûter ! Les petites carioles de chiens chauds sont aussi nombreuses à Toronto qu’à New York… On commande « sa saucisse » : de bœuf, de poulet, piquante, végie – oui, oui végie – et on l’agrémente soit même des condiments et sauces que l’on veut… Yummy !
Voilà un petit tour d’horizon de Toronto, une ville que nous avons vraiment appréciée alors que ce n’était pas forcément gagné sur le papier. Un grand merci à Marie pour ses conseils qui nous ont aidé à nous orienter et à organiser notre séjour dans la ville. Tandis que le train s’éloigne de la CN tower, je me dis qu’elle a bien de la chance de vivre dans cette agréable ville, alors que c’est les chutes du Niagara, si proche qui nous attendent maintenant… Mais cela c’est une autre histoire !
A suivre…
Canada & East Coast trip 2012 : Intermède culinaire #1
Bon c’est pas tout ça, mais je ne vais pas quitter le Québec sans vous y raconter nos aventures gustatives, parce que c’est vrai, ça, on mange quoi par ici ?!
Bah ça dépend où tu vas ! En gros au Québec, il y a les casse-croûtes où tu manges pour pas cher de la nourriture type fast-food auquel vient s’agrémenter quelques spécialités pas tout à fait légère du coin, avec en tête la Poutine !
Alors la poutine qu’est-ce que c’est ? Des frites, de la sauce à la viande par-dessus et du fromage en grain au sommet de la montagne !
Léger, non pas vraiment : mais franchement pas dégueu quand la sauce est bien poivrée et que le fromage fond bien. Bon je n’en mangerai pas tous les jours, mais une petite poutine de temps en temps … ça fait pas de mal !
Parfois la poutine peut être agrémentée de choses diverses et variées comme de la viande, des légumes etc. Je vous avoue, j'ai pas testé...
Mais servie avec de la viande fumée - smoked meat - à côté pourquoi pas ? Oui, car au Québec on trouve également à la carte des casse-croûtes comme des restaurants, très souvent de la viande fumée... Avis aux amateurs !
On peut aussi trouver dans certains casse-croûtes ou diner de quartier des fèves au lard. Servi de préférence pour le petit-déjeuner – appelé déjeuner pas nos cousins québécois, et quand on voit ce qu’ils nous y servent, effectivement ça peut être un vrai déjeuner ! – c’est pas light non plus.
Les fèves au lard, qu'est ce que c'est ?
En gros ce sont des petits haricots blancs (qui ressemble au beans anglais) cuit dans du lard !
Là encore, mieux vaut apprécier une petite portion occasionnellement où avoir l’estomac bien accroché !
Voilà pour les casse-croûtes !
Côté restaurant, maintenant, que puis-je vous dire...
Il y a une tradition ici qui s’appelle le menu « table d’hôte » : en gros vous commander un plat qui sera majoré d’une certaine somme d’argent (entre 3 et 5 dollars d’après ce que j’ai pu voir) en échange de quoi il sera précédé d’une entrée, généralement un soupe, et peut être sera également inclus un breuvage (entendez boisson chaude) en fin de repas.
Formule assez sympa qui me permettra de déguster de savoureux champignons à l’ail à Grandes Piles, au pied de la marina.
Ceci dit, pour la formule table d’hôte, il faut quand même avoir grand faim, car bien souvent une assiette se suffit à elle-même.
Comme mon généreux foie de veau servie avec moult légumes et une énorme portion de patates pilées – entendez purée – dont je ne réussirai pas à venir à bout au Bistrot des Antiquaires à Québec.
Si vous en avez marre de la nourriture québécoise, vous avez de la chance ! A Montréal, vous trouvez tous les types de cuisines, ce qui reflète en partie le multiculturalisme de la capitale québécoise.
Ainsi, nous avons pu tester un restaurant grec à la cuisine goutue et aux assiettes généreuses. Après avoir partagé un assortiment d’entrée, je regrette déjà de ne pas avoir pris une moussaka pour 2 plutôt qu’un plat chacun. Faut-il qu’elle soit bonne pour que j’en mange quasi l’intégralité…
Petite anecdote rigolote qui nous amuse, nous français, dans ce resto grec, ils ne vendent pas d’alcool. Donc la première question que pose un serveur une fois qu’on vous a installé c’est « avez-vous apporté votre vin ? » Ce soir-là, on l’avait joué sage et non nous n’étions pas passé au préalable chez le dépanneur – entendez petite épicerie de quartier ouverte tôt le matin jusqu’à tard le soir qui vend essentiellement de l’alcool – pour acheter une bouteille. Mais je peux vous dire que les québécois eux ne s’en privent pas ! Autour de nous, ça picole sévère ! En fait, que vous soyez 2, 4, ou 8, chacun amène sa bouteille et la partage à table avec ses amis ! Les serveurs ouvrent et servent de bon cœur les bouteilles amenant même des seaux à glace pour ceux qui dinent au champagne ou qui souhaitent rafraichir leur bouteille. Assez dépaysant, pour nous français, n’est-ce pas ?!
Enfin, pour finir cet intermède culinaire dans le récit de nos aventures, sachez que l’endroit où on a le mieux mangé c’est à l’Anse Saint Jean, dans notre auberge, la Fjordelaise, où en plus d’avoir la plus belle chambre de la maisonnée avec balcon qui donnait direct sur le fjord Saguenay, nous avions pris la formule demi-pension qui nous a permis de découvrir de délicieux mets. Entrée, potage (z aiment bien la soupe dans ce pays), plat et dessert.
Le tout arrosé d’un vin du coin que l’on finira dans notre chambre.
Tout y était parfait : terrine de wapiti, girolles au parmesan, saucisses de cerf à la tomme et aux canneberges, filet de bœuf sauce girolles et érable, croustillant au bleuet…. Hum que de saveurs !
Le lendemain, le petit déjeuner de la Fjordelaise continuera d’enchanter nos papilles et nos estomacs.
Ce matin-là nous avons le choix du menu, en plus du traditionnel café, jus de fruit et toast nous pouvons choisir une assiette parmi les propositions suivantes : un bagel avec œuf poché, des crêpes, des céréales avec du yaourt et des fruits secs, une omelette nature, au fromage ou au jambon (ou les deux), des œufs au bacon ou des œufs à la bénédictine (œuf poché, jambon, sauce hollandaise sur muffins anglais).
C’est vers cette dernière proposition que mon cœur a penché après de longues minutes d’hésitation, craignant que ce soit un peu lourd, mais en même temps, on ne vit qu’une fois ?!
Et bien m’en a pris : j’ai mangé le meilleur petit dej de toute ma vie ! Si j’avais un peu plus de culot, j’aurai demandé la recette à Rita, la patronne des lieux qui je crois était en cuisine pour le déjeuner.
Les muffins toastés juste ce qu’il faut : légèrement craquant mais toujours moelleux, les œufs pochés à la perfection, le jambon moelleux et pas excessivement salé, et la sauce hollandaise d’une finesse…
J’ai dévoré mon énorme assiette sans bouder mon plaisir et en garde un souvenir … hum, indescriptible.
Canada & East Coast trip 2012 : Plongez en pleine nature dans le Parc National de la Mauricie
Dernier jour de notre road trip québécois, déjà ! On était partit avec en tête l’idée de découvrir la nature à l’état sauvage. On en avait pris pleins les mirettes au fjord Saguenay et c’était loin d’être fini avec notre vadrouille en Mauricie.
Premier contact avec cette région via la route des rivières, qui est de tout son long bordé par une rivière, of course ! Paysages toujours magnifique et grand ciel bleu nous attendent donc à Grandes Piles en plus de notre charmant hôte du jour John, qui nous conseille fissa d’aller assister au coucher de soleil sur la rivière et nous indique les bonnes tables du coin. On s’exécute et profitons des derniers rayons de soleil de la journée avant de rejoindre la marina du village pour s’y sustenter.
Le lendemain matin, après un petit déjeuner roboratif made in John et une discussion hilarante sur les prochaines villes étapes de notre voyage – John est originaire de Philadelphie adore New York et Boston ! – nous mettons le cap sur le Parc National de la Mauricie. Point d’entrée Grandes Piles, point de sortie Shawinigan, entre : la nature, la nature, la nature ! Et le tout sous le soleil, s’il vous plaît !
Bon on s’était pas levé suffisamment à l’aube pour espérer croiser caribou, orignaux ou ours noirs qui logent dans le parc national.
Mais on a quand même passé plus de 4h à crapahuter dans les sentiers forestiers, à se promener autour des quelques un des 152 lacs du Parc – le lac Edouard jouxte le lac Etienne, évidemment ça nous fait marrer ! – le tout dans un silence presque religieux afin de mettre toutes les chances de notre côté pour apercevoir les habitants des lieux.
Mais force est de constater qu’ils sont un peu timides – ou vraiment sauvages – car nous ne verrons finalement que quelques écureuils roux, des jolis oiseaux et des canards.
Là encore, nous nous sentons complètement immergés par la nature canadienne, la plupart du temps seul au monde que ce soit sur les sentiers ou sur les belvédères, c’est formidable cette sensation de n’avoir le paysage que pour soit !
Avant de partir, on pique une tête dans la rivière Shewenegan, juste en dessous du pont en bois en forme de M. On est tout seul dans l’eau fraiche à faire quelques brasses sous l’œil des canards ne partageant la place qu’avec les galinacés et une famille qui pique-nique au loin. Encore un moment unique et magique gravé dans nos mémoires.
On prend avec quelques regrets la route du retour vers Montréal pour rendre notre bolide louée pour la semaine, faire la première lessive du voyage dans la buanderie – appelée salle de lavage ici – de l’hôtel, retirer nos billets de trains qui nous permettront de prendre la poudre d’escampette en Ontario.
Déjà une semaine de voyage derrière nous et tellement de choses vécues, de souvenirs accumulés. La dernières soirée Montréalaise et québécoise pourrait être un peu nostalgique mais la ville est en fête ce soir : les étudiants de l’université Mac Gill toute proche de notre hôtel font leur rentrée et se font bizuter dans la joie, la fête, l’alcool et la bonne humeur !
On est redevenu piéton – et cela pour le reste de notre voyage – alors on se promène dans Montréal avant d’aller se reposer prêt à affronter demain le premier voyage en train canadien de toute notre vie, mais cela c’est une autre histoire…
A suivre































