18 septembre 2012

Canada & East coast trip 2012 : Boston

Dans le bus qui nous mène jusqu’à Boston, on apprend d’un passager qu’on ne dit pas Bôston mais « Boaston »… toujours est-il que Boston, qu’on le prononce bien ou mal est une ville très accueillante et agréable où l’on s’est très vite sentie chez nous !

Boston, en quelques lettres donc, vous avez l’habitude maintenant non ?!

 

B pour Beacon Hill

Boston beacon hill

Beacon Hill c’est le quartier le plus « charmant » de Boston. Des briques rouges partout, des rues et ruelles fleuries, des petits jardins, des oiseaux qui chantent … un petit village dans la ville en quelque sorte. On a vraiment passé un bon moment à flâner sur cette colline, à arpenter les rues en admirant les devantures des maisons et les curiosités du quartier comme ces maisons aux fenêtres violettes ou vitrages rosées…

C’était pourtant sous la pluie – on n’a pas été hyper vernis question météo à Boston, mais bon, quelques gouttes ne nous arrêtent pas ! – ce qui aurait pu gâcher le tableau parfait de cette colline so charming mais pas du tout ! La pluie avait probablement orientée les touristes vers des activités plus couvertes car du coup nous étions seuls à arpenter les rues ce qui donnaient un caractère encore plus délicieux à la ballade…

Pour la lettre B, j’avais un peu l’embarras du choix, ça aurait aussi pu être Beacon Street, la rue où nous logions ou Back Bay, notre quartier. Situé en face du pont reliant Boston à Cambridge (et ses mythiques sites estudiantins : Harvard et le M.I.T) nous habitions dans une maison typique, une Brownstone comme ils disent ! Bon, on n’avait pas la maison pour nous, juste une chambrette de plus de 30m2 (estimation faite à la longueur de jambe de l’homme…) comprenant une kitchenette. Plutôt un studio donc qu’une chambre d’hôtel classique qui tombait à pic à ce moment-là de notre séjour où nous étions parfois fatigué de sortir diner le soir. A Boston, on était comme chez nous, alors on a pris nos marques dans le quartier et le soir pour diner, on passait commande à l’indien ou au chinois du coin et on dégustait leur mets sur notre canapé ! Beacon street, Back Bay, c’était vraiment chez nous !

 

O comme Outbound !

boston vue ville

What ? Qu’est ce que je veux bien pouvoir dire par là ! En fait, c’est un prétexte pour vous parler du métro Bostonnais. A peine arrivés dans la ville, notre première action a été d’acheter deux « Charlie card » pour la semaine - bon on restait que 4 jours mais le tarif était plus intéressant que le pass journalier et puis comme ça on était tranquille - nous permettant de voyager de façon illimitée dans le réseau de transports en commun bostonnais. Avec Charlie donc – les tickets de transports s’appellent donc tous Charlie, ça change des tokens ! – on a pu voyager un peu partout. En bus pour aller à Cambridge, comme nos voisins étudiants, en ferry entre le quartier de Charlestown (le quartier du film The Town, pour les cinéphiles) et le front de mer de Boston, et principalement en métro.
Ce qu’il faut savoir du métro à Boston, c’est qu’il fait une chaleur caniculaire dans les stations et que les trains sont eux climatisés et sont donc des frigos ! A Boston, quand tu rentres dans la station de métro tu sors ta Charlie card et tu te dessapes le plus possible – dans la limite de la décence bien entendu – quand tu rentres dans le métro tu enfiles un pull – et quand tu arrives à destination tu fonces dehors pour y retrouver un air respirable.
Bon, c’est bien beau tout cela, mais pourquoi Outbound ? Parce que dans les stations de métro, pour savoir sur quel quai se trouve le métro qui va dans la direction que vous souhaitez, vous vous repérez grâce à deux mots : Inbound ou Outbound. Soit tu vas vers le centre de la ville et c’est donc inbound, soit tu vas vers l’extérieur et c’est donc Outbound.
Dans le métro bostonnais on ne s’est pas perdu, on s’est plutôt bien repéré… Comme chez nous en somme !

 

S comme Students !

boston harvard

Non, je n’ai pas définitivement décidé de ne vous parler qu’anglais, mais je ne pouvais pas écrire sur Boston sans parler des étudiants qui sont pour moi, l’âme de la ville, qui lui donne son dynamisme et sa jeunesse. Et comme il n’y a pas de E à Boston, je suis bien obligée de tricher un peu.
Donc, les étudiants et Boston. Comment vous dire ? Que ce soit dans les transports en commun, dans les parcs ou dans les rues, à Boston on prend un coup de vieux ! Et oui, on se rend vite compte qu’autour de nous, en masse, il y a des jeunes. Des jeunes qui étudient et qui courent ! A parce que à Boston, le jogging, c’est une religion, un truc de malade… mais j’aurai l’occasion d’y revenir.
Des étudiants donc, y en a partout. Pas étonnant puisqu’à un pont de la ville, il y a Cambridge donc et ses campus : le MIT et Harvard. On a passé une grande matinée à déambuler dans Harvard alors que c’était la rentrée universitaire. On avait envie de rentrer dans tous les bâtiments pour assister à un cours, se fondre dans les groupes de jeunes et revivre nos années étudiantes… Mais on a respecté les règles des lieux et pas dépasser les limites indiquées par les panneaux stipulant que pour entrer dans tel et tel endroit un Harvard ID – carte d’étudiant d’Harvard – était nécessaire.
Un peu frustrant ? En fait, non. Rien qu’en se baladant dans les allées on apprécie l’humeur du campus… Et il suffit de se poser quelques minutes sur un banc ou sur des marches et laisser ses oreilles trainer pour avoir l’impression de faire partie de Harvard, comme quand cet étudiant rencontre un de ses anciens professeurs et qu’il le présente à ses parents venus voir comment fiston était installé pour sa nouvelle année…

 

T comme The islands !

boston island

Alors ça, je les avais repérées depuis longtemps dans les guides ces fameuses îles aux larges de Boston, qui sont transformées en parc et qui ont des plages. Des lignes de bateaux assuraient la liaison entre Boston et deux de ces îles jusqu’en octobre et la météo nous annonçait une belle journée… Ni une, ni deux, nous voilà à 9h30 sur le waterfront prêt à embarquer.
Renseignement pris avant sur le net, nous voyons que sur les deux îles que nous comptons explorer il y a des snacks, donc on part la fleur au fusil, avec serviettes, maillots, crème solaire et bouteille d’eau. Sauf que sur le port, en attendant le bateau, le ciel parait bien gris… Pas grave, si on ne peut pas se baigner on se baladera – on marche toujours 10 à 12 km par jour en moyenne depuis qu’on est piéton, c’est-à-dire depuis Toronto ! – sur les sentiers de randonnées des îles.
Première île, le soleil pointe son nez… On part explorer l’ancien fort militaire de George Island donc. Hyper marrant : on est tout seul alors qu’on était au moins une vingtaine à débarquer du bateau ! On se demande bien où est passé le reste du groupe de touristes qu’on a bien vu se rapprocher d’un « vieux ranger » en descendant du bateau. Toujours est-il qu’on est tous seul dans le fort, à jouer au petit soldat ou presque et à bien rigoler.
En retournant vers le quai, on remarque que le snack est fermé, mais l’île est vraiment toute petite donc on se dit que c’est normal, vu qu’on est plus en pleine saison. En attendant le bateau, on aperçoit nos compagnons de l’aller, qui font donc bien une visite guidée… ouf, on commençait à se demander s’ils n’avaient pas été enlevés pour vivre je ne sais quelle expérimentation dans une autre dimension – Vous pensez qu’on regarde trop les séries télés… Moi aussi !

Le bateau pour Spectacle Island arrive… il est quasi 11H30 et on a faim ! On débarque donc sur la seconde île plein d’espoir sur le casse-croûte qu’on pourra y trouver… sauf que là aussi c’est fermé ! Euh… il est à quelle heure le prochain bateau pour Boston ? Parce que là, il fait carrément moche – le soleil a disparu – la plage est pas follement inspirante, on a trop faim pour partir en rando et on n’a pas un radis à se mettre sous la dent ?! 12h20… OUF ! On ne mourra pas ici !
Bon, au-delà de l’anecdote, les îles de Boston, ça doit être drôlement sympa en saison (entre juin et labor day – soit le premier lundi de septembre) et quand il fait beau. Là j’avoue, on est plutôt passé à côté, mais comme je dis souvent, ce n’est pas grave, ça fait des souvenirs !

 

O comme On a couru au bord la Charles River et c’était drôlement chouette !

boston charles river

Oui, je sais, je triche un peu pour ce deuxième O, mais vous en connaissez beaucoup vous des mots qui débutent par O ?!
Prétexte donc à vous parler du jogging à Boston, mais il y a quand même du vrai dans cela ! On a vraiment fait un footing – bon miniature le footing, on était courbaturé jusqu’à plus soif de nos longues marches quotidiennes et il était l’heure de manger… - comme tous les bostonnais, le long donc de la Charles River. Du pont de Cambridge jusqu’au Longfellow Bridge, aller-retour – en vrai on a marché au retour, mais y a personne qui peut vérifier ! – on a couru. Et on n’était pas tout seul, car les bostonnais ne rigolent pas du tout avec le jogging. C’est simple, une personne sur deux que vous croisez dans la rue ne marche pas mais fait son jogging. Et à partir de 18h, tout le monde court, va courir ou a couru. Hallucinant !
Alors on a voulu savoir après quoi couraient les bostonnais en faisant comme eux. En enfilant, lors de notre dernière soirée, un short et des baskets et en filant à petite foulée vers la promenade aménagée le long de la rivière pour ses habitants sportifs.
On n’a pas découvert après quoi ils couraient tous ces gens – jeunes, familles – les mamans courent en poussant leurs bambins dans leurs poussettes devant eux, crazy ?! – en couple ou entre amis, mais on a compris pourquoi ils le faisaient. Y a pas à dire, c’est hyper motivant de courir et d’avoir autour de soi pleins de gens qui courent aussi… Le footing à Boston une religion dont je deviendrai bien adepte !

 

N comme Nos petons sur la freedom trail !

boston freedom trail

A Boston, y a pas à dire, ils ont super bien fait les choses pour faciliter la vie du touriste sous la pluie qui n’a pas assez de mains disponibles pour un plan entre son appareil photo et son pépin ! Ils ont pensé à tout en créant un chemin rouge identifié comme tel au sol - soit par des briques plus foncés soit par une ligne rouge peinte - qui relie les principaux sites historiques de la ville, que l’on peut choisir de visiter ou non. Ça s’appelle la « freedom trail » et c’est vachement chouette !
On part du Boston Common – un grand parc, écrin de verdure dans la ville – et on va jusqu’à Bunker Hill à Charlestown, et on rentre en ferry après avoir admiré l’USS constitution !
Au passage on traverse des vieux cimetières aux charmes désuets et aux résidents célèbres – comme les parents de Benjamin Franklin ou Paul Révère, le héros historique de la ville, des églises, des vieux bâtiments… le tout en brique rouge de préférence tout en gardant ses petits petons bien arrimés à la ligne rouge qui nous guide aveuglément à travers les quartiers et les sites bostonnais. On traverse ainsi le quartier italien, Charlestown, Fanheuil hall – devant lequel se déroule une cérémonie de remise de médailles à des policiers au garde à vous, même sous les trombes d’eaux qui tombent tout à coup ! Découvrir l’histoire de la ville grâce à la Freedom trail a vraiment été un plaisir et cette ligne rouge, c’est vraiment l’idée du siècle !

 

On a eu du mal à quitter Boston… On avait presque eu le temps d’y prendre nos habitudes ou on aurait aimé en prendre. On a aimé se faire surprendre par des lieux inattendus comme le patio extérieur de la Public Library, dans laquelle on est rentrée un peu par hasard et qui nous a absolument comblée. J’aurai aimé trainer mes guêtres sur les bancs de Harvard pour quelques mois, peut être une année… mais il a bien fallu partir le moment venu ! Ce qui nous consolait, c’est que nous quittions Boston pour New-York pour des retrouvailles avec la grosse pomme tant attendue depuis 18 mois, mais cela c’est une autre histoire !
A suivre…

 

Posté par sarinou à 22:10 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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Commentaires sur Canada & East coast trip 2012 : Boston

    Yeeeeeeeeeeeeeesssssssssssssssss! voilà la suite!!!!! yeah yeah yeah! ça donne envie de chanter!

    Posté par clairette, 18 septembre 2012 à 22:37
  • Lance la mode du jogging près de chez toi: tu cours, en entrainant ceux qui marchent autour de toi, et voilà tu te retrouves à Boston!

    Posté par Crazy Grumpy, 22 septembre 2012 à 21:25
  • Excellent effectivement cette ligne .....

    Posté par Helene, 23 septembre 2012 à 11:14
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